mardi 12 avril 2011

Le Président - Royal Belleville.

Après des concerts improbables
Nous mangions des mets improbables
Souvent à des heures improbables
Parmi toute une faune improbable.
Ceci est une preuve tangible de mon existence
Dans les nuits de Paris entre 1999 et 2002.

Ce qui s'est dit chambre 468.

Kate Middleton marche avec élégance,
Laurent Gbagbo se rend comme il peut.
Tout ça se passe à un quart d'heure d'intervalle.
Chipotons sur le temps, pas sur les distances.
Stupéfait, Laurent Gbagbo ne peut pas dire aux gens qui l'entourent maintenant :
"Vous vous trompez de personne, je suis Kate Middleton,
Faites-moi passer à la fin du Journal, qu'est-ce que ça peut vous faire, à vous,
De me donner un petit quart d'heure de plus ?
Moi aussi, à l'heure qu'il est, je voudrais être dans la campagne anglaise
A courir les œuvres de charité..."
L'officier des forces républicaines qui l'écoute
Veut bien croire à cette histoire de campagne anglaise,
Quant aux œuvres de charité, faut pas pousser !

samedi 9 avril 2011

Passagers du hasard.

Un bracelet de fausses perles autour du poignet,
Elle s'appuie sur moi
Comme si j'étais de taille à la supporter.
Frêle esquif de sa lassitude à la frontière de mon désir.

Childhood.

La faculté d'observer
En ayant le cœur
Fêlé pour un rien.
Je n'ai jamais quitté l'enfance.

Il n'y a pas de panthère dans les contes de fées.

Encore une minute
Et, au palais de Chaillot,
Si elle reste sur scène
Encore une toute petite minute
Pour elle la tour Eiffel
Se parera de mille diamants.
Je voudrais tant que ça arrive
Mais à une minute près
Elle quitte la scène.
Je suis un peu triste mais me console
En convenant
Qu'il n'y a pas de panthère dans les contes de fées.
Mélody Gardot
A la classe de celles
Qui se foutent cordialement des diamants.

Journées de sans courage.

Ce que je voudrais faire vient me distraire
Se pose sur moi et me dit :
- Ah ah, tu ne me rattraperas pas !"
Puis file vers une promesse
Que je ne rejoindrai peut-être jamais.
J'ai donc bien matière à me désoler
Aujourd'hui.

mardi 5 avril 2011

Jamais au bon moment.

En Côte d'Ivoire on s'attend
A un dénouement imminent
Peut-être même avant la fin de ce Journal,
Dit la journaliste.
Dépêchez-vous, dépêchez-vous,
On ne va quand même pas faire un flash spécial
En plein milieu
Des Experts Manhattan.

Les beaux quartiers.

De grandes tiges élaborées
Viennent chercher leurs progénitures
A la sortie de l'école.
Ouf ! Voilà plusieurs années déjà
Qu'elles ne sont plus
Des errantes
De surface.

lundi 4 avril 2011

Meeting my silent river.

I don't know where seasons are running
Like galloping horses.
Towards the end of the world
Or towards meeting you.
It's hard to tell
And sometimes hard to choose.

vendredi 1 avril 2011

Des chaussures sans lacets.

De 14h à 14h07, ligne 10,
Grande et jolie blonde
De type hollandais
Un petit short, une queue-de-cheval,
Une écharpe grise nouée autour du cou
Un blouson de cuir gris-bleu
Des collants et des chaussures sans lacets.
Visage fin qui lui donne une gravité dans sa pâleur.
Des collants et quoi déjà,
Des chaussures sans lacets ?
Entre les baskets et les ballerines,
Objet non identifié qu'elle porte aux pieds.
Tu parles d'une hippie,
Ses parents devaient regarder en boucle
L'épisode des Double Deckers avec le pop singer
Et se parfumer au patchouli
Mais dans leur insouciance ils ont fait
Une fille vraiment très jolie
Sauf qu'elle a des chaussures sans lacets
Et que moi j'aurais été trop puni
Si je n'avais pas lacé mes chaussures
A n'importe quel âge de ma vie.

J'admire l'insouciance des filles
Et leur beauté, parfois, aussi.